BangladeshNom: Père Lawrence Noresh Das, c.s.c.

Poste: Coordonnateur Séminaire Travail/justice & paix
Lieu: Bangladesh
Date de naissance: 1966

Né dans une famille de paysans-l'aîné de 11 enfants-le Père Lawrence Noresh Das a surmonté guerre et pauvreté pour pouvoir avoir accès à l'enseignement. En combinant religion et droit, il a trouvé un moyen pour apporter justice et paix aux gens moins fortunés.

"Je vous demande de prier et d'apporter le soutien moral nécessaire pour que se poursuive ce ministère. Puissent les droits des gens sans voix être défendus et la paix établie au Bangladesh et dans le monde entier."

Voici son histoire. . .

Je suis né le 31 janvier 1966 dans un village agricole retiré et primitif du nom de Dhormopur Baniapara. Je suis l'aîné des 11 enfants de notre famille de paysans.

La prière et la persévérance ont fait de l'éducation une réalité
J'ai commencé l'école avec grand enthousiasme et ardeur en 1971. Mais lorsque la guerre a éclaté dans le pays, j'ai raté deux années d'enseignement. Lorsque j'ai pu retourner à l'école, j'ai dû surmonter beaucoup de difficultés. L'enseignement n'était pas valorisé dans ma région et il y avait très peu d'écoles. Mais j'étais décidé à étudier car je voulais devenir prêtre.

Père Lawrence Noresh Das, c.s.c.En 1978, j'ai été admis à St. Philip's High School. C'était très compétitif ; seul un quart des candidats étaient acceptés. Mon seul espoir était la prière. Heureusement, le maître d'internat m'a accordé le choix d'un test oral. Ma persévérance a payé et en 1983, je suis sorti diplômé du petit séminaire de Dinajpur.

En 1985, j'ai obtenu mon diplôme d'une université de Dinajpur et, après les examens intermédiaires, on m'a envoyé à « Shantiniketan » (la maison de la paix), qui est un centre dans la paroisse de Jalchatra pour suivre des cours de formation spirituelle. Il était demandé à ceux qui réussissaient ce cours de terminer leurs études au séminaire de Ramna. Je fus l'un de ceux sélectionnés et j'ai obtenu en 1987 mon diplôme du Collège Notre-Dame de Dhaka. De là, on m'a envoyé au Grand Séminaire National Banani pour ma formation de prêtre. Lorsque j'ai terminé, le supérieur de la Congrégation de Sainte-Croix m'a demandé d'étudier le droit. Je suis sorti diplômé de l'université de droit en 1999 et j'ai obtenu mon adhésion au barreau de Dhaka pour pratiquer en tant que défenseur pendant un an.

Les études religieuses viennent en parallèle aux études de droit
L'exemple de la vie du Père Thomas Zimmerman, c.s.c. et la vie communautaire de cette congrégation m'ont attiré. J'ai rejoint la congrégation en 1990 alors que j'étais en troisième année au grand séminaire. Après cette année-là, j'ai été envoyé au noviciat et ai prononcé mes premiers vœux le 24 janvier 1992. J'ai fini mes études au grand séminaire et ai été ordonné diacre en 1995.

En 1999, j'ai eu l'occasion d'aider le Père Richard Timm, c.s.c. à son bureau des droits de l'homme. J'ai trouvé ce travail intéressant et ai été encouragé à poursuivre ma formation. Durant la seconde moitié de mon diaconat, j'ai été envoyé dans la paroisse de Pirgaccha pour y travailler avec le Père Eugene Homrich, c.s.c. qui est au service de son pays depuis plus de 40 ans. Il a passé la plus grande partie de sa vie à travailler avec le diocèse de Garos de Mymensingh. Là se trouvent des aborigènes qui souffrent de pauvreté et d'injustice. C'est une situation terrible et je me suis senti appelé à défendre les droits de l'homme.

Au service des pauvres et des moins fortunés
J'ai été ordonné prêtre le 10 janvier 1996. C'était une journée froide et brumeuse mais ce fut pour moi une journée glorieuse. Après mon ordination, j'ai été affecté à la paroisse de Srimangal. Cette paroisse est fréquentée par des personnes appartenant à toutes sortes de tribus différentes, qui ont leurs propres langue, culture, histoire et habitudes alimentaires. Ces gens travaillent dans les plantations de thé pour de très bas salaires-moins d'un demi dollar par jour. Le taux d'alphabétisme est bas et la scolarisation inaccessible. Il est si triste de voir ces gens simples et humbles qui souffrent d'une pauvreté extrême et qui sont parfois harcelés. J'ai eu l'occasion de défendre leur cause et de faire bon nombre d'expériences enrichissantes au cours de mon séjour à cet endroit.

Entre-temps, j'ai été affecté comme secrétaire de la Commission paix et justice de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh. En 1999, j'ai été transféré à Narinda Holy Cross Aspirancy pour y être directeur adjoint tout en continuant mes activités de justice et de paix et mon travail de promotion des vocations au travers de Sainte-Croix.

Je suis convaincu que, au travers d'activités de justice et de paix, nous pouvons faire en sorte que notre rôle prophétique soit visible aux yeux des gens de Dieu. Actuellement, pour créer une prise de conscience du public et la capacité de défendre les droits de l'homme, des cours sont donnés à des groupes d'âges différents, des articles sont écrits dans l'hebdomadaire catholique « Pratibeshi » et une collection sur l'aide juridique est en préparation selon le contexte du pays. Je vous demande de prier et d'apporter le soutien moral nécessaire pour que se poursuivre ce ministère. Puissent les droits des gens sans voix être défendus et la paix établie au Bangladesh et dans le monde entier.


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